Pourquoi j’ai choisi d’être consultant

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Il y a trois ans, je réfléchissais  au lancement de  mon activité  et, à l’époque, tous les experts en lancement de projets s’accordaient pour me conseiller de me spécialiser dans une seule activité, ce,  afin de trouver ma ‘niche’, à savoir mon expertise. Ma façon,  de concevoir les choses différait beaucoup de cette théorie. En effet, j’avais beau m’évertuer à  classifier au maximum mes compétences ; trois catégories cousines apparaissaient : le recrutement, la formation et le coaching professionnel.

Par association d’idées j’ai devisé une logique: Je pratique le triathlon  dans ma vie sportive : par définition je pratique trois disciplines : la natation – le vélo – la course à pied. Cela me parait tout naturel  d’appliquer cette pratique dans mes affaires.

Aujourd’hui, vue la conjoncture économique, mes activités de recrutement sont devenues  des activités de reclassement,  mais je forme toujours au recrutement en français et en anglais, et je suis absolument ravie d’avoir continué à développer ce trio de  compétences,  ce qui me permet de surfer la mini vague d’activité dès qu’elle apparait.

Un avantage certain au métier de consultant est La liberté de travailler pour plusieurs clients et de ne pas avoir à adopter  culture de société d’un client en particulier.

Un consultant se doit de toujours apprendre et se développer : je m’évertue à  me diversifier et me perfectionner de façon continue.

C’est avec plaisir et anticipation que je  pars à la chasse aux nouveaux clients. Un nouveau client gagné est une victoire que je savoure longtemps.

Je développe toujours mon réseau en fonctionnant dans la veille concurrentielle d’une part mais aussi en créant des partenariats sur des projets ponctuels. J’ai développé de réelles amitiés professionnelles et c’est avec grand plaisir que je retrouve mes amis consultants sur des nouveaux projets. Nous échangeons sur nos métiers  respectifs, ce qui m’apporte toujours des idées de développement à foison. Je réfléchis  d’ailleurs, par ce biais,  à un projet de rédaction d’un ouvrage avec l’une de mes consœurs coach /formatrice.

Les anecdotes rigolotes sont multiples dans ma vie de consultant : comme par exemple un entretien  difficile avec ce PDG m’expliquant combien il pensait mon métier de coach parfaitement inutile alors que  j’essayais de garder mon calme en l’occurrence en adoptant une gestuelle neutre. Commençant  à ressentir la pression, j’ai effectué  un geste brusque et   le bouton de mon chemisier a éclaté  laissant apparaitre un décolleté plus que généreux…j’ai  décidé de prétendre que rien n’était arrivé et  conclus ma réunion relativement débraillée …je pense avoir gagné un futur client, non pas grâce à mes compétences de coach !

Ou bien lors de  la prise de ma première commande au téléphone (j’étais à la maison… dans la salle de bain en tenue d’Eve…) mon client me demandant s’il me dérangeait …m’a beaucoup amusée !

Ou encore la démonstration de Taïchi dans mon bureau par un expert  es naturopathie cum pilote, alors que je travaillais sur un plan de départ volontaire pour les pilotes d’une compagnie aérienne.

La diversité des tâches que j’accomplis dans la journée m’amuse toujours autant : expert en IT, marketing,  rédacteur de blog, expert en référencement, comptable, recouvrement de créance, réparateur d’imprimante et bien entendu mon métier de base : consultant en RH.

L’un des  côtés moins sympathiques de la profession est le fait de devoir toujours être dans l’action, à l’affût des nouvelles tendances, réactive même quand les affaires semblent se tarir et que le moral baisse.

Ma grande joie est de construire mes activités, d’apprendre chaque jour un peu, de me perfectionner et de mettre en application les compétences développées. La grande attractivité de ce statut, de mon point de vue,  se situe dans la large la diversité  des  missions que j’effectue, ce qui requiert des capacités d’adaptabilité développées, à savoir posséder un cinquième sens pour dénicher la machine à café et les toilettes lors des nouvelles missions chez les clients : imaginez revivre sans cesse votre premier jour de travail ! Vous comprendrez mieux la vie du consultant.

La technique (divulguée par un de mes amis proche) est  de toujours se munir d’une mini boite de chocolats ou autres friandises afin de créer des alliances rapidement et efficacement.

Le plaisir d’envoyer mes factures et de voir la progression du chiffre d’affaires, mais aussi la consternation et la boule dans le ventre quand la facturation baisse lors des mois creux sont le  lot du consultant. Ce qui génère immanquablement une remise en question en  bonne et due forme : j’apprends encore à gérer ces moments de creux et à prendre du recul en me concentrant sur la partie administrative de mes affaires et la réflexion sur la stratégie à moyen terme de mes activités.

L’un des côtés moins sympathiques  de l’état de consultant est  le prix de la liberté à payer, à savoir  personne n’est là à mes côtés pour me tenir la main, et me cadrer. Les clients gagnés le sont ou bien grâce à mon travail de fourmi, ou bien par recommandation de mon réseau. Il m’a fallu apprendre à gérer les up and down de mon activité avec philosophie. Pour cela, le fait de louer un bureau dans un  dans une pépinière d’entreprises. Mes comparses ne m’aperçoivent qu’entre deux missions, quand je dois me poser, mettre à jour mon blog, et gérer mes affaires administratives. Je m’y sens chez moi, en compagnie d’autres consultants, qui arrivent et quittent le bureau à des heures incongrues, semblent planer à mille lieux (je reconnais la mouture du consultant), mais sont tous passionnés par leur activité, l’atmosphère studieuse et concentrée  de  l’open plan office en étant la démonstration.

Je ne peux que recommander cette profession,  même si le consultant , par nature est, ou totalement débordé de travail  (des journées de 15 heures et les weekends sont à prévoir) ou bien désœuvré et criant misère.

A la longue, j’ai l’impression de construire un beau projet, qui me passionne, et une vision de mes activités dont je suis fière lorsque je reçois les témoignages de mes clients ou coachés. L’illustration récente est  la jeune fille Joëlle que j’ai coachée en 2010 pour la rédaction de mon mémoire universitaire de coaching qui vient d’obtenir, après deux années de formation,  son diplôme d’auxiliaire de puéricultrice. Elle a pris la peine, de me contacter pour partager cette victoire, deux années après la fin de son coaching, preuve que mon travail de fourmi a contribué, en partie, à cette belle nouvelle.

Longue vie à Vernetticreative !

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