To be or not to be a coach??

To be or not to be a coach??

Lorsque l’on me demande quel est mon métier, je réponds toujours après un long moment d’hésitation et du bout des lèvres : coach…en attendant la réaction qui suit immédiatement : « pff de nos jours, me répond-t-on on est coach pour tout et n’importe quoi !!! »

Pour parer à cette attaque, j’ai appliqué plusieurs techniques :

L’humour : je suis quooackkk : la réaction… est celle de l’incompréhension.

L’intellectualisation du concept : j’accompagne le changement… moi-même je m’y perds avec ces deux concepts. Comment peut-on accompagner un changement, alors que la nature du changement est justement de ne pas connaitre la destination?

L’approche pragmatique : je suis un outil d’accompagnement pour vous aider à atteindre vos objectifs…la dernière personne à qui je l’ai déclamé a vite fait de tourner les talons !!!

Alors, alors ??? Que dire et surtout qu’ont en commun tous ces coachs, coac,quack ???

Les dénominateurs communs semblent être à mes yeux, une très grande bienveillance, une paix intérieure et de fantastiques qualités d’écoute, tout cela allié à une grande technique! En outre le principe commun à cette profession, si l’on devait en nommer un, est la question qui commence invariablement ainsi :

–          Comment…pour quelle raison…. ???

Montrez-moi un coach qui n’a jamais posé cette question et je vous répondrai qu’il ou elle n’exerce pas la profession.

La bienveillance provient de la profonde conviction et du respect du monde de l’autre, en particulier de ses valeurs et de ses croyances. Une grande humilité dans l’approche des rapports à l’autre va de pair avec la confidentialité qui doit être respectée.

Les qualités d’écoute sont extrêmement développées sur plusieurs niveaux :

De l’écoute latente, à la perception de la gestuelle, en passant par l’analyse de la sémantique du langage du coaché.

Enfin le questionnement est la capacité sans cesse renouvelée, de s’émerveiller et d’aider le coaché, par le biais de reformulations et de questions précises, à avancer dans son cheminement intérieur et à identifier ses propres ressources.

Enfin la démarche du coach va vers l’avenir, et est donc intrinsèquement positive, elle ne juge pas, et est pragmatique. Le respect de la vitesse de progression du coaché est essentielle.

La ‘ pratique du coaching se matérialise par des gestes précis qui visent à produire des états mentaux ou des réaction du coaché ‘ ( Michael Pichat – dec 09 – désu Paris 8). En d’autres termes les sessions de coaching sont structurées et possèdent un fort contenu technique, le coach possédant toute une trousse d’outils plus ou moins développée en fonction de son expérience, découlant de théories comme la systémique, l’analyse transactionnelle, la programmation neuro linguistique et bien d’autres encore.

Je m’interroge : comment reconnait-on un bon coach ? Une possibilité de réponse m’a été transmise par mon amie M.R Jolivet, coach de son état : » l’art du coaching c’est l’art de poser la bonne question, au bon moment, qui permet de considérer sa perception d’une réalité sous un autre angle. Un bon coach posera une question pertinente, et ira au-delà sans juger.

Une autre possibilité de réponse est la suivante : le bon coach est celui qui  définit des résultats, et qui les fait atteindre par le coaché. En sus je préciserai : » et qui a coconstruit avec le coaché des résultats. Après les avoir obtenus, en obtient d’autres, latents, qui avaient été exprimés par le coaché. D’ailleurs le fameux ‘contrat de coaching’ existe pour justifier les résultats.

En quelque sorte le coaching est l’énergie du désir, et le rôle du coach est de mettre en autonomie ou d’aligner son client sur la trajectoire que celui-ci s’est dessinée.

La grande différence avec le métier de psychothérapeute est que le coach étudiera la situation actuelle et la situation désirée, il aidera son client à identifier ses ressources afin d’atteindre la situation choisie, ce, en validant les acquis personnels du coaché mais en ne les analysant pas. Alors que le rôle du psychothérapeute sera d’adresser les drames personnels vécus en aidant le patient à les comprendre afin de pouvoir se projeter dans le futur.

Alors finalement que répondre lorsque l’on me demande quel métier j’exerce ? Peut-être tout simplement que c’est un métier d’accompagnement dont la finalité est d’aider une personne à élaborer, mettre en œuvre et évaluer très concrètement des projets professionnels et personnels. Le plaisir de partager avec le coaché le succès de ses objectifs est un réel boost !

Mais au delà de ce que l’on peut dire de et sur ce métier encore mystérieux, on devient coach que lorsque l’on s’autorise à  l’être.

Alors… à vos téléphones et mail pour me contacter !!!

Octobre 2010

 

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